Category: Ma Grossesse

  • Les principales craintes liées à la grossesse dont vous pouvez vous libérer

    Les principales craintes liées à la grossesse dont vous pouvez vous libérer

    Si vous avez tendance à vous inquiéter, vous trouverez sur le web de quoi vous tenir en alerte, surtout au sujet de la grossesse. Même les futures mamans décontractées peuvent avoir des moments de doute. Ajoutez à cela la montée des hormones de grossesse, et vous obtenez une recette infaillible pour l’angoisse. Mais les risques liés à la grossesse sont généralement faibles, notamment pour les femmes en bonne santé, et ne justifient pas une inquiétude importante de la part des futures mamans. De plus, au lieu de vous inquiéter pour ce que vous ne pouvez pas contrôler, comme ce verre de vin que vous avez bu avant de savoir que vous étiez enceinte, concentrez-vous sur ce que vous pouvez contrôler, comme le poids que vous prenez pendant la grossesse.

    Voici dans les grandes lignes certaines craintes que vous risquez d’éprouver durant votre grossesse, ainsi que les questions auxquelles vous pourriez vouloir prêter plus d’attention.

    1. Les malformations de naissance

    Les anomalies congénitales sont des défauts de construction ou de fonction d’un organe, ou d’une région du corps, résultant d’une anomalie dans le développement de l’embryon ou du fœtus. En 2013-2015, selon l’Institut de Veille Sanitaire, le nombre de nouveau-nés porteurs d’anomalies congénitales en France, est estimé à 3,4 cas pour 100 naissances. Rassurez-vous donc, seulement 3% des nouveau-nés naissent avec une malformation. De plus, de nombreuses malformations congénitales, comme le pied bot, les orteils palmés et même certaines malformations cardiaques, sont mineures ou très faciles à traiter. Cependant, en France, la trisomie 21 est l’anomalie congénitale la plus fréquente.

    Les chances d’avoir un bébé atteint d’une malformation congénitale peuvent être encore plus faibles si vous êtes en bonne santé et que vous avez une bonne hygiène de vie. Les facteurs de risque comprennent le diabète, l’épilepsie, le tabagisme, la consommation d’alcool et l’obésité, bien que la cause de 70 % de toutes les anomalies congénitales soit inconnue.

    Ce qui est en votre pouvoir : Agissez comme si vous étiez enceinte dès que vous décidez de vouloir un enfant. Adoptez une alimentation saine et équilibrée, évitez les poissons contenant du mercure, arrêtez de boire de l’alcool, de fumer des cigarettes, ne mangez pas de viande insuffisamment cuite, ne changez pas la litière du chat… En bref, tout ce qu’on répète en boucle à la future maman.

    2. La fausse couche

    La fausse couche correspond à un arrêt spontané de la grossesse avant environ 5 mois. La réalité : Le risque de fausse couche est probablement plus faible que vous ne le pensez. Selon l’Assurance Maladie, la fausse couche touche 15% des grossesses en moyenne. Cependant, le risque augmente avec l’âge. À 42 ans, la moitié des grossesses peuvent se terminer de cette manière. Mais un grand nombre de grossesses sont perdues si tôt, que la femme ne se rend même pas compte qu’elle a conçu.

    Ce que vous pouvez faire : Rappelez-vous que la plupart des fausses couches sont dues à des anomalies chromosomiques qui ne peuvent être évitées. Les recherches ne montrent pas que l’exercice, les rapports sexuels ou même le port de charges lourdes peuvent provoquer une fausse couche. Une mise en garde toutefois concernant le mode de vie : le fait de boire deux tasses de café ou plus par jour, peut augmenter le risque, tout comme le fait de contracter certaines infections.

    3. Trop de stress

    La réalité : Les facteurs de stress du quotidien, comme le fait de devoir travailler tard, d’être coincée dans les embouteillages ou de se disputer avec son mari, ne sont pas susceptibles de poser un risque pour votre grossesse ou votre bébé. Mais une anxiété permanente, ou une dépression, peut augmenter le risque d’accouchement prématuré, ou d’un enfant présentant des troubles du comportement à long terme. Le stress est problématique quand il devient récurrent.

    Ce que vous pouvez mettre en place : En cas de stress ou de dépression persistants, consultez un psychologue qui vous aidera à trouver des techniques afin de vous apaiser. Il peut également vous enseigner des exercices de relaxation ou de visualisation pour réduire votre taux d’hormones de stress. Vous pouvez même utiliser les exercices de respiration enseignés dans les cours d’accouchement.

    4. La prématurité

    En France, la prématurité augmente. Selon l’Inserm, elle est passée de 5,9% en 1995, à 7,4% en 2010. 50% des naissances prématurées sont spontanées, dues à des contractions précoces dont la cause est rarement identifiée. L’hypertension maternelle sévère, représente environ 20% des motifs d’accouchement avant 32 semaines de grossesse. Un tiers des enfants prématurés sont aussi issus de grossesses multiples.

    Ce qui est en votre pouvoir : L’obésité, l’hypertension artérielle et le diabète sont des facteurs de risque de prématurité. Essayez donc de maintenir un IMC normal, et assurez-vous que votre glycémie et votre tension artérielle soient normales. Évitez le tabagisme, l’alcool et les drogues récréatives. Assurez-vous d’avoir reçu tous les vaccins nécessaires et de faire traiter rapidement toute infection, même mineure, car elles sont une cause de naissance prématurée.

    5. La douleur durant l’accouchement

    Ça serait vous mentir que de vous dire que le travail n’est pas douloureux, la plupart des femmes lui attribuent une note de 7 ou 8 sur 10 sur l’échelle de la douleur. Mais vous avez des options pour atténuer votre douleur. Si vous voulez éviter les médicaments, il y a beaucoup de choses que vous pouvez faire pour la réduire, ainsi que l’anxiété qui l’entoure, comme travailler dans un bain, changer souvent de position pendant le travail, et pratiquer des techniques de relaxation comme la visualisation. Si vous vous inquiétez des risques, sachez que les péridurales d’aujourd’hui sont sûres et adaptées aux besoins des mères.

    Tout d’abord, renseignez-vous sur toutes les options de soulagement de la douleur, leurs risques et leurs avantages. Si vous essayez d’éviter de prendre des médicaments, vous pouvez avoir une doula avec vous, qui est là exprès pour vous accompagner dans cette épreuve. Inscrivez-vous rapidement à un cours d’accouchement, ou apprenez plusieurs techniques efficaces pour gérer la douleur comme l’auto-hypnose, les changements de position pendant le travail, l’application d’un pack thermique, des exercices de visualisation, différentes méthodes de respiration, etc. Ayez également un plan de naissance, mais ne prenez pas de décisions absolues à l’avance.

    6. L’allaitement

    La vérité, c’est que la plupart des femmes peuvent réussir à allaiter, à condition d’être patientes, d’avoir des attentes réalistes et d’être soutenues. La plupart des femmes pensent qu’elles vont tout de suite s’entendre avec leur bébé et qu’elles l’allaiteront sans effort. Si ce n’est pas le cas, beaucoup de nouvelles mamans pensent qu’elles ont un problème. Si allaiter ne fait pas partie de vos projets, pas de soucis non plus, pas besoin de culpabiliser parce que votre tante vous a dit que c’était la meilleure chose au monde à faire.

    Ce que vous pouvez faire pour réussir à allaiter : Prévoyez un conseiller en lactation ou une doula pour vous donner des conseils d’expert si vous en avez besoin. Envisagez également de participer à un groupe de soutien à l’allaitement. Les douleurs aux mamelons sont l’une des raisons les plus courantes pour lesquelles les femmes abandonnent l’allaitement, mais elles peuvent être évitées grâce à une bonne technique de prise du sein. Si vous ressentez ne serait-ce qu’une légère douleur pendant l’allaitement, demandez immédiatement de l’aide. Une autre préoccupation des nouvelles mamans est que le bébé ne boit pas assez de lait, mais vos attentes sont peut-être trop élevées. Les nouveau-nés ne boivent que très peur au tout début, car vous produirez du colostrum, le “pré-lait” riche en calories et en nutriments, avant la montée de lait au quatrième jour. Enfin, essayez de vous entourer de personnes qui seront positives et vous soutiendront dans vos efforts d’allaitement.

    7. Arriver à l’hôpital à temps

    Vérification de la réalité : Bien qu’une femme qui accouche dans un taxi ou sur le sol de la salle de bain fasse toujours la une des journaux, dans la réalité, c’est rare. En plus, s’il s’agit de votre premier bébé, vous devriez avoir beaucoup de temps devant vous.

    La plupart des femmes n’ont pas à s’inquiéter à ce sujet si elles suivent les directives de leur médecin. Si vous avez eu un travail très rapide auparavant ou si vous habitez loin d’un hôpital, vous devriez consulter votre médecin ou votre sage-femme le plus tôt possible.

    5 choses dont vous devriez vous inquiéter

    1. Contracter une infection
    Les infections peuvent être plus graves pendant la grossesse et entraîner des complications telles qu’une naissance prématurée. Même une banale infection urinaire peut entraîner une dangereuse infection rénale et un accouchement prématuré pendant la grossesse. Consultez immédiatement votre médecin si vous présentez des symptômes d’infection, comme de la fièvre, une inflammation ou des douleurs.

    2. Prendre trop de poids
    Selon le CHU de Toulouse, les recommandations de prise de poids pendant la grossesse dépendent de la corpulence de la femme avant son d’être tombé enceinte. Les prises de poids recommandées se font alors selon l’IMC, l’indice de masse corporelle. Si vous étiez en situation d’obésité avant votre grossesse, il est recommandé de prendre entre 5 et 9 kg, en surpoids entre 7 et 11 kg, en normalité entre 11 kg et 16 kg, et en insuffisance pondérale entre 13 et 18 kg. La prise de poids excessive pendant la grossesse est 1 des facteurs de risque d’apparition du surpoids chez l’enfant, alors continuez à adopter une alimentation saine. Manger pour deux durant la grossesse est une idée reçue. Il ne faut pas manger pour deux mais plutôt manger deux fois mieux. L’alimentation doit être la plus variée possible, pour couvrir les besoins nutritionnels, et débuter l’apprentissage du goût chez le futur enfant.

    3. Ne pas faire assez d’exercice
    Selon le CHU de Lyon, seules 25 % des femmes enceintes font les 30 minutes de marche recommandées par jour, hors contre-indications médicales. Or la sédentarité en cours de grossesse favorise la prise de poids et majore le risque de diabète gestationnel. Si vous ne faites pas encore d’exercice, commencez par de courtes promenades tranquilles, puis augmentez progressivement votre vitesse et votre temps de marche.

    4. L’utilisation de produits de nettoyage domestiques
    Essayez d’éviter l’eau de Javel et d’autres produits chimiques puissants, ou utilisez-les uniquement dans des zones bien ventilées. Il en va de même pour les projets d’amélioration de la maison, comme la peinture ou la rénovation. Trouvez des solutions non toxiques chaque fois que possible, et renoncez aux désodorisants, aux pesticides et aux produits chimiques pour la pelouse. Optez pour des produits bruts et naturels. Pas besoin de produits transformés et chimiques pour nettoyer efficacement. Trois indispensables à avoir dans votre maison : le vinaigre blanc, le savon noir et le bicarbonate de soude. En plus de ça, vous ferez des économies et vous prendrez soin de la planète.

    5. Développement d’un diabète gestationnel
    Selon l’enquête nationale périnatale de 2021, la fréquence du diabète gestationnel a augmenté, passant de 10,8 % en 2016 à 16,4 % en 2021. Cette augmentation est en partie liée à une meilleure détection, mais aussi à la présence plus fréquente chez les mères à facteurs de risque (âge, surpoids, etc.) Le diabète gestationnel peut augmenter le risque de complications graves pendant la grossesse. Faites régulièrement de l’exercice et surveillez votre consommation de sucre.

    Sources : 

    Santé Publique France

    L’Assurance Maladie 

    L’Inserm

    CHU de Toulouse

    CHU de Lyon 

  • L’énorme avantage d’une mutuelle santé à la naissance d’un enfant

    L’énorme avantage d’une mutuelle santé à la naissance d’un enfant

    La naissance d’un enfant marque un tournant majeur dans la vie d’une famille, s’accompagnant de nouvelles responsabilités financières. Assurer la santé du nouveau-né devient une priorité, d’où la nécessité d’opter pour une mutuelle santé adaptée. Cette décision prend tout son sens lorsqu’on considère les avantages associés, tels que la prime à la naissance.

    Les différentes primes de naissance : qui les offre et pourquoi ?

    En préparant l’arrivée d’un enfant, nombreux sont les parents qui se demandent quelles primes sont disponibles et par qui elles sont offertes.

    • Prime de la CAF : la Caisse d’Allocations Familiales soutient les familles en offrant une prime, calculée selon les revenus du foyer. Une aide bienvenue face aux dépenses liées à la naissance.
    • Prime de l’employeur : certains employeurs valorisent la naissance chez leurs salariés avec des primes. Cette démarche, bien qu’appréciable, n’est toutefois pas universelle et varie d’une entreprise à l’autre.
    • Prime des mutuelles santé : dans un marché concurrentiel, de nombreuses mutuelles offrent des primes de naissance, affirmant ainsi leur soutien aux nouveaux parents. Une aide financière qui arrive à point nommé.

    Pour une vision plus claire, consultez la liste des primes à la naissance.

    La procédure pour obtenir une prime de naissance de la mutuelle

    La prime est un avantage, mais comment s’assurer de la recevoir ? Voici quelques éléments de réponse.

    Les étapes pour en bénéficier

    Après la naissance de votre enfant, il est essentiel d’ajouter celui-ci à votre contrat de mutuelle. Cela nécessite généralement la soumission d’une copie de l’acte de naissance ou du livret de famille à votre assureur.

    Délais et modalités de versement

    Une fois les documents requis soumis, la mutuelle s’engage à verser la prime de naissance, souvent dans un délai de deux mois. Cette somme contribue donc à apaiser les dépenses supplémentaires.

    Chaque mutuelle a sa réglementation. Certaines aident spécifiquement la mère, d’autres le parent qui détient le contrat. Et quelques-unes permettent un double bénéfice pour les deux parents, sans conditions.

    Des montants de primes différents selon les mutuelles

    Toutes les mutuelles ne sont pas égales. Le montant des primes varie, il peut être utile de consulter un classement des mutuelles pour faire un choix éclairé.

    Par exemple, sur MutuelleSante.fr, vous pouvez accéder à une prime de 600 € tandis que Groupama ou la MAIF en proposent une de 200 €. Mais la prime ne fait pas tout !

    Chaque mutuelle propose un ensemble de garanties qui définissent les remboursements en cas de soins, d’hospitalisation ou d’autres événements liés à la santé. Ces prises en charge assurent la protection financière des assurés face aux dépenses de santé.

    L’importance d’une couverture optimale lors de l’accouchement

    L’accouchement engendre son lot de dépense. La Sécurité sociale couvre une partie des dépenses avec un tarif conventionnel de 313,50 € pour un accouchement. Mais ce montant ne reflète pas toujours la réalité, car il peut y avoir des dépassements d’honoraires ou des frais additionnels, comme une chambre individuelle.

    C’est là qu’une mutuelle de qualité prend toute son importance. Elle vient combler ce fossé financier entre la prise en charge de la Sécurité sociale et les frais réels, offrant une protection essentielle durant cette période délicate.

    Les bénéfices supplémentaires des mutuelles pour les nouveaux parents

    Avec l’arrivée d’un nouveau-né, les besoins et les préoccupations des parents évoluent. Afin de répondre à ces nouveaux défis, de nombreuses mutuelles adaptent leurs offres pour mieux soutenir les familles. Voici quelques exemples :

    • Remboursement des consultations : avec l’arrivée d’un enfant, les visites médicales pour le bébé et la mère augmentent. La couverture renforcée proposée par les mutuelles permet de faire face aux éventuels dépassements d’honoraires.
    • Services d’assistance à domicile : certaines mutuelles proposent des services d’assistance à domicile après la naissance, comme l’aide-ménagère, pour aider les parents pendant la période d’adaptation avec le nouveau-né.
    • Ateliers et formations : quelques complémentaires proposent des ateliers sur les soins aux bébés, l’allaitement, et d’autres sujets pertinents pour les nouveaux parents.Téléconsultations : avec l’augmentation de la télémédecine, certaines assurances santé offrent des services de téléconsultation, ce qui est particulièrement utile pour les parents qui ont du mal à se déplacer avec un nouveau-né.
    • Réductions ou avantages partenaires : certaines mutuelles ont des partenariats avec des marques de puériculture ou des services dédiés aux bébés et peuvent offrir des réductions ou des avantages exclusifs à leurs membres.

    L’arrivée d’un enfant est une étape majeure dans la vie d’une famille. Il est donc essentiel d’avoir une mutuelle adaptée à cette nouvelle situation. Si vous êtes incertain de votre choix, n’hésitez pas à consulter un conseiller ou un courtier spécialisé. Ils sauront vous guider vers le contrat le plus adapté à vos besoins.

  • Les règles à suivre dès le 1er trimestre pour une grossesse en toute sécurité

    Les règles à suivre dès le 1er trimestre pour une grossesse en toute sécurité

    Avoir un bébé peut être une expérience merveilleuse, mais aussi une période d’incertitude. Votre mission en tant que nouveau parent commence dès l’annonce de la grossesse, et il est normal que vous vous posiez des questions sur ce qu’il faut faire ou éviter pour que la grossesse se passe bien et que votre bébé soit en bonne santé. 

    Bien que vous ne puissiez pas vous prémunir contre toutes les complications, nous vous avons concocté un guide utile et fourni, afin de passer un premier trimestre sain et heureux.

    Choisir une alimentation saine

    Considérez la nourriture comme un carburant

    Contrairement à ce que dit le vieil adage, vous ne mangez pas pour deux tout de suite. Vous aurez besoin de plus de calories et de nutriments plus tard au cours de votre grossesse, mais il n’est pas nécessaire de doubler votre consommation dès le début. Plutôt que sur la quantité, concentrez-vous sur la qualité de votre alimentation. Nourrissez votre corps avec des aliments sains. Dans la mesure du possible, choisissez des aliments biologiques et approvisionnez-vous auprès de sources locales. Vous limiterez ainsi votre exposition aux pesticides.

    Faites-vous des assiettes colorées 

    Lorsque vous planifiez vos repas ou que vous avez envie de grignoter, essayez de manger des aliments colorés. Choisissez des épinards vert foncé, des carottes orange, des pommes rouges, des bananes jaunes, des myrtilles, etc. Les aliments aux couleurs vives sont ceux qui contiennent le plus de nutriments et d’antioxydants. De plus, une alimentation variée exposera votre bébé à un éventail de goûts et de saveurs. Votre bébé mange ce que vous mangez à travers le liquide amniotique, donc si vous mangez une grande variété d’aliments, votre bébé le fera aussi.

    Restez hydratée

    L’hydratation aide à prévenir le travail prématuré. Elle permet également d’éviter les maux de tête, les calculs rénaux et les vertiges. Si vous souffrez déjà de constipation et d’hémorroïdes, l’hydratation peut vous aider à lutter contre ces affections. Si votre urine est jaune clair à limpide, votre hydratation est suffisante. Si elle est jaune foncé, vous devez augmenter votre consommation d’eau.

    Ne mangez pas de viandes ou de poissons cru

    Les femmes enceintes qui consomment de la viande, du poisson et des œufs crus ou mal cuits risquent de contracter la listériose et la toxoplasmose. Celles-ci peuvent entraîner des maladies graves, voire mortelles, et provoquer de graves malformations congénitales et des fausses couches. Faites les bien cuire avant de les manger.

    Ne mangez pas trop

    Des études montrent que la moitié des femmes prennent trop de poids pendant la grossesse. Dans ce cas, le bébé risque davantage de souffrir d’obésité plus tard dans sa vie. Vous aurez besoin de calories supplémentaires au cours des deuxième et troisième trimestres, mais les médecins ne sont pas d’accord sur la nécessité de consommer des calories supplémentaires au cours du premier trimestre.

    Faites attention à votre santé 

    Faites-vous vacciner contre la grippe

    Les femmes enceintes peuvent se faire vacciner contre la grippe en toute sécurité et sont vivement encouragées à le faire. La grippe est plus susceptible de provoquer une maladie grave chez les femmes enceintes que chez les personnes qui ne le sont pas. En raison des modifications de votre système immunitaire, de votre cœur et de vos poumons, vous êtes plus susceptible d’être gravement malade à cause de la grippe. En outre, certaines données montrent que le fait de contracter la grippe pendant la grossesse peut augmenter le risque de complications, y compris d’accouchement prématuré. Le vaccin antigrippal réduit ce risque et peut même protéger votre bébé contre la grippe après la naissance, car lorsque vous vous faites vacciner durant votre grossesse, vous transmettez des anticorps à votre enfant. 

    Faites-vous vacciner contre le COVID-19

    Comme la grippe, le COVID-19 est dangereux pour les femmes enceintes et leurs bébés. Les femmes enceintes qui contractent le COVID-19 sont plus susceptibles d’avoir besoin d’une hospitalisation et de soins intensifs. Elles sont aussi plus exposées au risque d’accouchement prématuré, de mortinaissance et de pré-éclampsie. La recherche a montré que le vaccin COVID-19 est sans danger pour les femmes enceintes. Si vous êtes inquiète à l’idée de vous faire vacciner pendant votre grossesse, parlez-en à un professionnel de santé en qui vous avez confiance. Il pourra répondre à vos questions et à vos inquiétudes.

    Allez chez le dentiste

    Il est conseillé aux gynécologues-obstétriciens de procéder à une évaluation de la santé bucco-dentaire lors de la première visite prénatale et d’encourager les visites chez le dentiste pendant la grossesse. Vos hormones changent pendant la grossesse. Cela peut affecter votre santé bucco-dentaire en augmentant votre risque de gingivite et de parodontite. Les conséquences de la parodontite pour une femme enceinte peuvent être la perte de dents, des maladies cardiaques ou respiratoires, mais aussi de mauvaises issues de grossesse, telles qu’un accouchement prématuré ou un bébé de faible poids à la naissance.  Il faut donc faire très attention à son hygiène bucco-dentaire et vous faire nettoyer et contrôler les dents par un dentiste, de préférence au cours du premier trimestre de votre grossesse. 

    Mettez l’accent sur les folates

    Il est recommandé de prendre 600 microgrammes d’acide folique par jour au cours du premier trimestre de la grossesse. Si vous ne preniez pas déjà des suppléments d’acide folique avant de tomber enceinte, commencez immédiatement. Cela permet de prévenir deux malformations congénitales courantes et graves : le spina bifida et l’anencéphalie. Certaines organisations recommandent même que toutes les femmes âgées de 15 à 45 ans prennent 400 microgrammes d’acide folique par jour, et pas seulement celles qui sont enceintes.

    Prenez vos vitamines prénatales

    Ces vitamines fournissent l’acide folique dont vous avez besoin et couvrent également vos besoins en calcium, en fer et en zinc. Elles fournissent aussi les quantités appropriées de DHA (acide docosahexaénoïque) et d’EPA (acide eicosapentaénoïque). Ces deux types d’acides gras oméga-3 contribuent au développement du cerveau de votre bébé.

    Assurez-vous que vos médicaments sont sûrs

    La bouteille d’aspirine que vous utilisez pour soulager vos maux de tête n’est peut-être pas sans danger pour vous pendant votre grossesse. Avant de prendre quoi que ce soit, vérifiez la liste des médicaments qui peuvent être utilisés sans danger pendant la grossesse. Si vous souffrez d’allergies, essayez d’éviter de prendre des médicaments en évitant les facteurs déclencheurs. Consultez toujours votre médecin avant de commencer à prendre des médicaments, des herbes ou des suppléments.

    Prenez soin de votre santé mentale

    La grossesse peut être une période riche en émotions et une personne sur dix souffre de dépression durant la grossesse. Votre humeur change avec vos hormones, il est donc normal d’avoir des sentiments négatifs de temps en temps. Prenez le temps de réfléchir à ce que vous ressentez et apprenez à reconnaître les signes et les symptômes de la dépression antepartum. 

    Essayez d’être honnête au sujet de vos sentiments, si vous ressentez les symptômes d’une dépression, confiez-vous et parlez-en à médecin car, non traitée, la dépression antepartum peut durer jusqu’à un an après la naissance de votre enfant.

    Ne nettoyez pas la litière du chat

    Si vous avez un chat, il n’y a aucune raison de le craindre ou de l’éviter durant la grossesse, mais laissez votre partenaire ou un ami nettoyer la litière. Il existe des millions de parasites dans les déjections félines, et l’un d’entre eux, le toxoplasma gondii, est particulièrement dangereux pour les femmes enceintes. L’exposition à ce parasite peut augmenter le risque de fausse couche ou d’accouchement d’un enfant mort-né. Les bébés nés avec ce parasite peuvent développer de graves problèmes de santé, notamment des crises d’épilepsie et des handicaps mentaux. Il peut également entraîner des troubles de la vision.

    Maintenez une bonne hygiène de vie 

    Dormez plus

    Votre corps subit d’énormes changements et développe un tout nouveau système de survie pour votre bébé. Au fur et à mesure que le placenta se développe, vous serez probablement épuisée certains jours. De plus, vous subissez des changements hormonaux et émotionnels monumentaux. Faites des siestes lorsque vous le pouvez. Si vous travaillez, essayez de prévoir un peu de temps de repos à l’heure du déjeuner. Il se peut que vous ayez besoin de dormir plus que d’habitude la nuit. Fixez des heures de coucher et respectez-les afin d’offrir à votre corps huit à neuf heures de sommeil chaque nuit.

    Faites de l’exercice

    L’exercice physique régulier vous aide à combattre la fatigue, les changements hormonaux et les fluctuations d’humeur qui surviennent au cours du premier trimestre. Il permet également de prévenir la prise de poids et de lutter contre l’insomnie.

    Si vous n’avez pas encore intégré l’exercice régulier dans votre routine, il existe plusieurs façons d’adopter un mode de vie plus actif. Mais avant d’entreprendre une nouvelle routine d’exercice, parlez-en avec votre obstétricien. Il pourra vous suggérer des options spécifiques à vos besoins, en tenant compte de votre état de santé actuel et de ce qui est le mieux pour votre bébé.

    Ne fumez pas

    Si vous êtes fumeuse, c’est le meilleur moment pour arrêter. Cesser de fumer améliorera votre santé et protégera celle de votre bébé. Discutez dès aujourd’hui avec votre prestataire de soins des moyens d’arrêter de fumer.

    Les personnes qui fument pendant la grossesse sont plus exposées au risque de fausse couche. Les bébés nés de mères ayant fumé pendant leur grossesse présentent un risque accru de malformations congénitales, de naissance prématurée, d’insuffisance pondérale à la naissance et de décès infantile. Ces bébés sont également plus exposés aux troubles de l’apprentissage. Fumer durant et après la grossesse est également un facteur de risque de mort subite du nourrisson (MSN). Les bébés nés de mères ayant fumé pendant leur grossesse sont plus susceptibles de devenir eux-mêmes des fumeurs plus tôt en raison d’une dépendance physiologique à la nicotine.

    Ne buvez pas d’alcool

    La consommation d’alcool pendant la grossesse peut entraîner des problèmes pour le développement du bébé à n’importe quel stade, cela inclut les jours et les semaines qui précèdent la connaissance de la grossesse. La consommation d’alcool au cours du premier trimestre peut entraîner des problèmes au niveau du système nerveux central et des anomalies au niveau du visage et de la croissance. La consommation d’alcool à un stade plus avancé de la grossesse peut entraîner une fausse couche, une mortinaissance et des troubles causés par l’alcoolisation fœtale (TCAF). Ces troubles sont une gamme de déficiences comportementales et intellectuelles.

    Les enfants atteints de TCAF peuvent présenter : 

    • des traits faciaux anormaux
    • une mauvaise coordination et une mauvaise mémoire
    • des difficultés d’attention
    • des troubles de l’apprentissage et des difficultés à l’école
    • des retards de parole et de langage
    • un QI plus faible
    • de mauvaises capacités de raisonnement et de jugement
    • des problèmes de sommeil et de succion chez les nourrissons
    • des problèmes de vision et d’audition
    • des problèmes cardiaques, rénaux ou osseux.
    • Si une femme boit pendant sa grossesse, il n’est jamais trop tard pour arrêter. Plus tôt, elle arrêtera, meilleurs seront les bénéfices pour sa santé et celle de son bébé.
    • Ne buvez pas trop de caféine

    Il s’agit d’une question particulièrement délicate au cours du premier trimestre de la grossesse, car vous êtes très fatiguée. Mais la caféine peut traverser le placenta et affecter le rythme cardiaque de votre bébé. Les recherches suggèrent qu’une certaine quantité de caféine est acceptable au cours du premier trimestre, jusqu’à 200 milligrammes par jour, soit environ deux tasses de café. Mais certaines études révèlent qu’une consommation excessive de caféine pourrait être associée à un risque accru de fausse couche, il faut donc réduire sa consommation le plus possible.

    Le conseil de Neuf Mois 

    Toutes ces recommandations peuvent sembler un peu intimidante, mais ne vous laissez pas effrayer. La plupart de ces conseils peuvent être facilement résumés : Prenez soin de vous. Veillez à manger des aliments sains, à boire beaucoup d’eau et à dormir suffisamment. Avant que vous ne vous en rendiez compte, votre nouveau-né sera dans vos bras, et vous serez bien contente d’avoir fait ces efforts et suivi ces recommandations. Un bébé heureux et en bonne santé en vaut largement la peine.

    FAQ

    Puis-je encore utiliser les médicaments qui m’ont été prescrits avant ma grossesse ?

    Certains médicaments peuvent avoir un effet sur votre grossesse, alors parlez-en à votre médecin avant d’en prendre.

    Quelles sont les meilleures activités physiques à faire pendant la grossesse ?

    Il existe plusieurs types d’activités d’aérobic et d’entraînement à la résistance que vous pouvez pratiquer pour rester active. Les exercices dans l’eau, comme la natation ou l’aquagym, sont souvent les plus agréables. Choisissez des activités qui minimisent le risque de chute ou de contact avec d’autres personnes. Les exercices que vous avez déjà l’habitude de faire (marche, natation, aérobic à faible impact, vélo stationnaire ou entraînement musculaire modéré) sont de bonnes options. L’ajout de yoga ou d’étirements doux peut également s’avérer bénéfique.

    Comment éviter les caries dentaires pendant la grossesse ?

    Essayez d’éviter les en-cas mous, sucrés et collants, riches en glucides et en sucre. Ils favorisent la formation de la plaque dentaire, qui peut entraîner des caries et des maladies des gencives.

    Qu’en est-il du vapotage pendant la grossesse ?

    Bien que les e-cigarettes contiennent moins de produits chimiques nocifs que les cigarettes de tabac, elles peuvent toujours contenir de la nicotine. Votre bébé pourra donc être exposé à la nicotine dans l’utérus lorsque vous vapotez, ce qui représente un risque pour lui, ce n’est donc pas recommandé. Le mieux et de discuter avec votre médecin des options qui s’offrent à vous pour arrêter la nicotine pendant la grossesse.

    Sources 

    – L’Institut National de Santé Public du Québec, “ Suivi de grossesse ”. https://www.inspq.qc.ca/mieux-vivre/grossesse/suivi-grossesse/suivi-grossesse

    – La Haute Autorité de Santé, “ Suivi et orientation des femmes enceintes en fonction des situations à risque identifiées.” https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/suivi_des_femmes_enceintes_-_recommandations_23-04-2008.pdf

    – L’Inserm, “ Enquête nationale périnatale : résultats de l’édition 2021”. https://presse.inserm.fr/enquete-nationale-perinatale-resultats-de-ledition-2021/65757/

  • Les règles à suivre dès le 1er trimestre pour une grossesse en toute sécurité

    Les règles à suivre dès le 1er trimestre pour une grossesse en toute sécurité

    Avoir un bébé peut être une expérience merveilleuse, mais aussi une période d’incertitude. Votre mission en tant que nouveau parent commence dès l’annonce de la grossesse, et il est normal que vous vous posiez des questions sur ce qu’il faut faire ou éviter pour que la grossesse se passe bien et que votre bébé soit en bonne santé. 

    Bien que vous ne puissiez pas vous prémunir contre toutes les complications, nous vous avons concocté un guide utile et fourni, afin de passer un premier trimestre sain et heureux.

     

    Choisir une alimentation saine

    Considérez la nourriture comme un carburant

    Contrairement à ce que dit le vieil adage, vous ne mangez pas pour deux tout de suite. Vous aurez besoin de plus de calories et de nutriments plus tard au cours de votre grossesse, mais il n’est pas nécessaire de doubler votre consommation dès le début. Plutôt que sur la quantité, concentrez-vous sur la qualité de votre alimentation. Nourrissez votre corps avec des aliments sains. Dans la mesure du possible, choisissez des aliments biologiques et approvisionnez-vous auprès de sources locales. Vous limiterez ainsi votre exposition aux pesticides.

     

    Faites-vous des assiettes colorées 

    Lorsque vous planifiez vos repas ou que vous avez envie de grignoter, essayez de manger des aliments colorés. Choisissez des épinards vert foncé, des carottes orange, des pommes rouges, des bananes jaunes, des myrtilles, etc. Les aliments aux couleurs vives sont ceux qui contiennent le plus de nutriments et d’antioxydants. De plus, une alimentation variée exposera votre bébé à un éventail de goûts et de saveurs. Votre bébé mange ce que vous mangez à travers le liquide amniotique, donc si vous mangez une grande variété d’aliments, votre bébé le fera aussi.

     

    Restez hydratée

    L’hydratation aide à prévenir le travail prématuré. Elle permet également d’éviter les maux de tête, les calculs rénaux et les vertiges. Si vous souffrez déjà de constipation et d’hémorroïdes, l’hydratation peut vous aider à lutter contre ces affections. Si votre urine est jaune clair à limpide, votre hydratation est suffisante. Si elle est jaune foncé, vous devez augmenter votre consommation d’eau.

     

    Ne mangez pas de viandes ou de poissons cru

    Les femmes enceintes qui consomment de la viande, du poisson et des œufs crus ou mal cuits risquent de contracter la listériose et la toxoplasmose. Celles-ci peuvent entraîner des maladies graves, voire mortelles, et provoquer de graves malformations congénitales et des fausses couches. Faites les bien cuire avant de les manger.

     

    Ne mangez pas trop

    Des études montrent que la moitié des femmes prennent trop de poids pendant la grossesse. Dans ce cas, le bébé risque davantage de souffrir d’obésité plus tard dans sa vie. Vous aurez besoin de calories supplémentaires au cours des deuxième et troisième trimestres, mais les médecins ne sont pas d’accord sur la nécessité de consommer des calories supplémentaires au cours du premier trimestre.

     

    Faites attention à votre santé 

     

    Faites-vous vacciner contre la grippe

    Les femmes enceintes peuvent se faire vacciner contre la grippe en toute sécurité et sont vivement encouragées à le faire. La grippe est plus susceptible de provoquer une maladie grave chez les femmes enceintes que chez les personnes qui ne le sont pas. En raison des modifications de votre système immunitaire, de votre cœur et de vos poumons, vous êtes plus susceptible d’être gravement malade à cause de la grippe. En outre, certaines données montrent que le fait de contracter la grippe pendant la grossesse peut augmenter le risque de complications, y compris d’accouchement prématuré. Le vaccin antigrippal réduit ce risque et peut même protéger votre bébé contre la grippe après la naissance, car lorsque vous vous faites vacciner durant votre grossesse, vous transmettez des anticorps à votre enfant. 

     

    Faites-vous vacciner contre le COVID-19

    Comme la grippe, le COVID-19 est dangereux pour les femmes enceintes et leurs bébés. Les femmes enceintes qui contractent le COVID-19 sont plus susceptibles d’avoir besoin d’une hospitalisation et de soins intensifs. Elles sont aussi plus exposées au risque d’accouchement prématuré, de mortinaissance et de pré-éclampsie. La recherche a montré que le vaccin COVID-19 est sans danger pour les femmes enceintes. Si vous êtes inquiète à l’idée de vous faire vacciner pendant votre grossesse, parlez-en à un professionnel de santé en qui vous avez confiance. Il pourra répondre à vos questions et à vos inquiétudes.

     

    Allez chez le dentiste

    Il est conseillé aux gynécologues-obstétriciens de procéder à une évaluation de la santé bucco-dentaire lors de la première visite prénatale et d’encourager les visites chez le dentiste pendant la grossesse. Vos hormones changent pendant la grossesse. Cela peut affecter votre santé bucco-dentaire en augmentant votre risque de gingivite et de parodontite. Les conséquences de la parodontite pour une femme enceinte peuvent être la perte de dents, des maladies cardiaques ou respiratoires, mais aussi de mauvaises issues de grossesse, telles qu’un accouchement prématuré ou un bébé de faible poids à la naissance.  Il faut donc faire très attention à son hygiène bucco-dentaire et vous faire nettoyer et contrôler les dents par un dentiste, de préférence au cours du premier trimestre de votre grossesse. 

     

    Mettez l’accent sur les folates

    Il est recommandé de prendre 600 microgrammes d’acide folique par jour au cours du premier trimestre de la grossesse. Si vous ne preniez pas déjà des suppléments d’acide folique avant de tomber enceinte, commencez immédiatement. Cela permet de prévenir deux malformations congénitales courantes et graves : le spina bifida et l’anencéphalie. Certaines organisations recommandent même que toutes les femmes âgées de 15 à 45 ans prennent 400 microgrammes d’acide folique par jour, et pas seulement celles qui sont enceintes.

     

    Prenez vos vitamines prénatales

    Ces vitamines fournissent l’acide folique dont vous avez besoin et couvrent également vos besoins en calcium, en fer et en zinc. Elles fournissent aussi les quantités appropriées de DHA (acide docosahexaénoïque) et d’EPA (acide eicosapentaénoïque). Ces deux types d’acides gras oméga-3 contribuent au développement du cerveau de votre bébé.

     

    Assurez-vous que vos médicaments sont sûrs

    La bouteille d’aspirine que vous utilisez pour soulager vos maux de tête n’est peut-être pas sans danger pour vous pendant votre grossesse. Avant de prendre quoi que ce soit, vérifiez la liste des médicaments qui peuvent être utilisés sans danger pendant la grossesse. Si vous souffrez d’allergies, essayez d’éviter de prendre des médicaments en évitant les facteurs déclencheurs. Consultez toujours votre médecin avant de commencer à prendre des médicaments, des herbes ou des suppléments.

     

    Prenez soin de votre santé mentale

    La grossesse peut être une période riche en émotions et une personne sur dix souffre de dépression durant la grossesse. Votre humeur change avec vos hormones, il est donc normal d’avoir des sentiments négatifs de temps en temps. Prenez le temps de réfléchir à ce que vous ressentez et apprenez à reconnaître les signes et les symptômes de la dépression antepartum. 

    Essayez d’être honnête au sujet de vos sentiments, si vous ressentez les symptômes d’une dépression, confiez-vous et parlez-en à médecin car, non traitée, la dépression antepartum peut durer jusqu’à un an après la naissance de votre enfant.

     

    Ne nettoyez pas la litière du chat

    Si vous avez un chat, il n’y a aucune raison de le craindre ou de l’éviter durant la grossesse, mais laissez votre partenaire ou un ami nettoyer la litière. Il existe des millions de parasites dans les déjections félines, et l’un d’entre eux, le toxoplasma gondii, est particulièrement dangereux pour les femmes enceintes. L’exposition à ce parasite peut augmenter le risque de fausse couche ou d’accouchement d’un enfant mort-né. Les bébés nés avec ce parasite peuvent développer de graves problèmes de santé, notamment des crises d’épilepsie et des handicaps mentaux. Il peut également entraîner des troubles de la vision.

     

    Maintenez une bonne hygiène de vie 

    Dormez plus

    Votre corps subit d’énormes changements et développe un tout nouveau système de survie pour votre bébé. Au fur et à mesure que le placenta se développe, vous serez probablement épuisée certains jours. De plus, vous subissez des changements hormonaux et émotionnels monumentaux. Faites des siestes lorsque vous le pouvez. Si vous travaillez, essayez de prévoir un peu de temps de repos à l’heure du déjeuner. Il se peut que vous ayez besoin de dormir plus que d’habitude la nuit. Fixez des heures de coucher et respectez-les afin d’offrir à votre corps huit à neuf heures de sommeil chaque nuit.

     

    Faites de l’exercice

    L’exercice physique régulier vous aide à combattre la fatigue, les changements hormonaux et les fluctuations d’humeur qui surviennent au cours du premier trimestre. Il permet également de prévenir la prise de poids et de lutter contre l’insomnie.

    Si vous n’avez pas encore intégré l’exercice régulier dans votre routine, il existe plusieurs façons d’adopter un mode de vie plus actif. Mais avant d’entreprendre une nouvelle routine d’exercice, parlez-en avec votre obstétricien. Il pourra vous suggérer des options spécifiques à vos besoins, en tenant compte de votre état de santé actuel et de ce qui est le mieux pour votre bébé.

     

    Ne fumez pas

    Si vous êtes fumeuse, c’est le meilleur moment pour arrêter. Cesser de fumer améliorera votre santé et protégera celle de votre bébé. Discutez dès aujourd’hui avec votre prestataire de soins des moyens d’arrêter de fumer.

    Les personnes qui fument pendant la grossesse sont plus exposées au risque de fausse couche. Les bébés nés de mères ayant fumé pendant leur grossesse présentent un risque accru de malformations congénitales, de naissance prématurée, d’insuffisance pondérale à la naissance et de décès infantile. Ces bébés sont également plus exposés aux troubles de l’apprentissage. Fumer durant et après la grossesse est également un facteur de risque de mort subite du nourrisson (MSN). Les bébés nés de mères ayant fumé pendant leur grossesse sont plus susceptibles de devenir eux-mêmes des fumeurs plus tôt en raison d’une dépendance physiologique à la nicotine.

     

    Ne buvez pas d’alcool

     

    La consommation d’alcool pendant la grossesse peut entraîner des problèmes pour le développement du bébé à n’importe quel stade, cela inclut les jours et les semaines qui précèdent la connaissance de la grossesse. La consommation d’alcool au cours du premier trimestre peut entraîner des problèmes au niveau du système nerveux central et des anomalies au niveau du visage et de la croissance. La consommation d’alcool à un stade plus avancé de la grossesse peut entraîner une fausse couche, une mortinaissance et des troubles causés par l’alcoolisation fœtale (TCAF). Ces troubles sont une gamme de déficiences comportementales et intellectuelles.

    Les enfants atteints de TCAF peuvent présenter : 

    • des traits faciaux anormaux
    • une mauvaise coordination et une mauvaise mémoire
    • des difficultés d’attention
    • des troubles de l’apprentissage et des difficultés à l’école
    • des retards de parole et de langage
    • un QI plus faible
    • de mauvaises capacités de raisonnement et de jugement
    • des problèmes de sommeil et de succion chez les nourrissons
    • des problèmes de vision et d’audition
    • des problèmes cardiaques, rénaux ou osseux.
    • Si une femme boit pendant sa grossesse, il n’est jamais trop tard pour arrêter. Plus tôt, elle arrêtera, meilleurs seront les bénéfices pour sa santé et celle de son bébé.
    • Ne buvez pas trop de caféine

    Il s’agit d’une question particulièrement délicate au cours du premier trimestre de la grossesse, car vous êtes très fatiguée. Mais la caféine peut traverser le placenta et affecter le rythme cardiaque de votre bébé. Les recherches suggèrent qu’une certaine quantité de caféine est acceptable au cours du premier trimestre, jusqu’à 200 milligrammes par jour, soit environ deux tasses de café. Mais certaines études révèlent qu’une consommation excessive de caféine pourrait être associée à un risque accru de fausse couche, il faut donc réduire sa consommation le plus possible.

     

    Le conseil de Neuf Mois 

    Toutes ces recommandations peuvent sembler un peu intimidante, mais ne vous laissez pas effrayer. La plupart de ces conseils peuvent être facilement résumés : Prenez soin de vous. Veillez à manger des aliments sains, à boire beaucoup d’eau et à dormir suffisamment. Avant que vous ne vous en rendiez compte, votre nouveau-né sera dans vos bras, et vous serez bien contente d’avoir fait ces efforts et suivi ces recommandations. Un bébé heureux et en bonne santé en vaut largement la peine.

     

    FAQ

    Puis-je encore utiliser les médicaments qui m’ont été prescrits avant ma grossesse ?

    Certains médicaments peuvent avoir un effet sur votre grossesse, alors parlez-en à votre médecin avant d’en prendre.

     

    Quelles sont les meilleures activités physiques à faire pendant la grossesse ?

    Il existe plusieurs types d’activités d’aérobic et d’entraînement à la résistance que vous pouvez pratiquer pour rester active. Les exercices dans l’eau, comme la natation ou l’aquagym, sont souvent les plus agréables. Choisissez des activités qui minimisent le risque de chute ou de contact avec d’autres personnes. Les exercices que vous avez déjà l’habitude de faire (marche, natation, aérobic à faible impact, vélo stationnaire ou entraînement musculaire modéré) sont de bonnes options. L’ajout de yoga ou d’étirements doux peut également s’avérer bénéfique.

     

    Comment éviter les caries dentaires pendant la grossesse ?

    Essayez d’éviter les en-cas mous, sucrés et collants, riches en glucides et en sucre. Ils favorisent la formation de la plaque dentaire, qui peut entraîner des caries et des maladies des gencives.

     

    Qu’en est-il du vapotage pendant la grossesse ?

    Bien que les e-cigarettes contiennent moins de produits chimiques nocifs que les cigarettes de tabac, elles peuvent toujours contenir de la nicotine. Votre bébé pourra donc être exposé à la nicotine dans l’utérus lorsque vous vapotez, ce qui représente un risque pour lui, ce n’est donc pas recommandé. Le mieux et de discuter avec votre médecin des options qui s’offrent à vous pour arrêter la nicotine pendant la grossesse.

     

    Sources 

    – L’Institut National de Santé Public du Québec, “ Suivi de grossesse ”. https://www.inspq.qc.ca/mieux-vivre/grossesse/suivi-grossesse/suivi-grossesse

    – La Haute Autorité de Santé, “ Suivi et orientation des femmes enceintes en fonction des situations à risque identifiées.” https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/suivi_des_femmes_enceintes_-_recommandations_23-04-2008.pdf

    – L’Inserm, “ Enquête nationale périnatale : résultats de l’édition 2021”. https://presse.inserm.fr/enquete-nationale-perinatale-resultats-de-ledition-2021/65757/

     

  • 10 conseils pour une grossesse respectueuse de l’environnement

    10 conseils pour une grossesse respectueuse de l’environnement

    Dès qu’un couple apprend qu’il va devenir parent, quelques mères changent complètement de perspective sur le monde. Alors qu’elles ne se préoccupaient que d’elles-mêmes, elles doivent désormais s’occuper d’un autre petit être. Des enquêtes ont prouvé que les gens deviennent étonnamment conscients de l’environnement une fois qu’ils ont conçu un enfant. Cet article s’adresse à tous les parents enthousiastes qui souhaitent prendre l’initiative d’améliorer le monde extérieur et le monde intérieur du bébé pendant la période de gestation. Voici donc quelques conseils pour être respectueux de l’environnement pendant la grossesse.

    Régime propre et vert

    Nous sommes tous faits de ce que nous mangeons, et il en va de même pour le bébé que vous portez dans votre ventre. Il est grand temps que chaque mère accepte le fait qu’elle doit modifier légèrement son régime alimentaire pour le bien de son enfant. Évitez les aliments malsains, gras et la malbouffe au moins pendant la grossesse. Privilégiez les légumes, les légumineuses et les fruits. Consommez de la viande une fois par semaine et, le reste du temps, des légumes secs comme source de protéines. Essayez de choisir des légumes et des fruits biologiques qui sont le moins exposés aux engrais et aux pesticides. Et n’oubliez pas que vous mangez pour deux. N’oubliez pas de faire de l’exercice pendant la grossesse, car cela vous aidera à suivre un régime alimentaire sain.

    Dites non au plastique

    Éviter les produits en plastique est l’un des conseils les plus importants pour une grossesse respectueuse de l’environnement. Évitez d’utiliser des récipients alimentaires en plastique et optez pour des couverts en verre, en particulier lorsque vous réchauffez des aliments au four à micro-ondes. Une autre chose que la plupart des parents font à tort est d’opter pour des meubles en plastique pour leur bébé. La raison peut en être le prix ou l’idée que ces meubles ne serviront plus dans quelques mois. Pour corriger ce processus de pensée, optez toujours pour des meubles en bois pour votre bébé, en particulier son lit, l’armoire ou le berceau.

     

    Optez pour une conservation durable des aliments en verre

    bocaux en verre pour le stockage

    Qu’il s’agisse de stocker les excédents de produits secs ou les restes, le verre est une excellente alternative au plastique (il est également très recyclable). Depuis des décennies, les scientifiques s’inquiètent des dangers liés aux fuites de produits chimiques contenus dans le plastique, en particulier le BPA (bisphénol A). Une exposition, même faible, a été associée à un risque accru de  :

    – Puberté précoce

    – De troubles du comportement

    – Certains types de cancers.

    Si vous optez pour le plastique, choisissez des produits robustes en polypropylène (par exemple PP, plastique n° 5) et des récipients “sans BPA”. Ne passez jamais ces plastiques au micro-ondes et recyclez les produits déformés ou rayés.

    Lisez les étiquettes

    Une quantité choquante de produits chimiques agressifs est utilisée dans les produits de nettoyage et d’hygiène personnelle, comme le formaldéhyde, les libérateurs de formaldéhyde, le triclosan et les éthers de glycol. Votre spray corporel, votre déodorant ou votre nettoyant universel peut également contenir des substances telles que des aldéhydes cancérigènes ou des phtalates (qui ont été associés à des malformations des organes reproducteurs chez les nourrissons). Tenez-vous en à des marques dignes de confiance qui indiquent clairement leurs ingrédients — et les sources durables de ces ingrédients.

    Trouver des produits de nettoyage sûrs pour la grossesse

     Inutile de vous dire que les produits d’entretien ménager ont tendance à contenir des produits chimiques toxiques et agressifs, de l’ammoniac à l’acide sulfurique en passant par les COV (qui peuvent être libérés dans l’air même lorsqu’ils ne sont pas utilisés). Il est donc recommandé d’utiliser des produits de nettoyage biodégradables, conçus avec des ingrédients naturels, sûrs et respectueux de l’environnement. Ils sont généralement très efficaces, et ne compromettront pas votre santé ni celle de votre famille. 

    Les soins personnels peuvent être respectueux de l’environnement

    La grossesse est épuisante et vous méritez de vous faire dorloter. Qu’il s’agisse d’une tisane, d’un bain moussant naturel ou d’un massage prénatal, il est extrêmement important de prendre soin de soi. Mais avant de sauter dans votre bain, n’oubliez pas d’éviter d’allumer des bougies parfumées à la paraffine (qui peuvent libérer des substances cancérigènes). Utilisez plutôt des mélanges naturels comme le soja ou la cire d’abeille.

    Adoptez des meubles et des vêtements d’occasion

    Lorsqu’il s’agit de planifier une grossesse respectueuse de l’environnement, l’achat d’articles d’occasion est le meilleur point de départ. Rejoignez des groupes locaux de mères sur Facebook ou d’autres réseaux sociaux pour que vous puissiez vous échanger des articles, des vêtements et jouets. Il n’est généralement pas nécessaire d’acheter des vêtements de maternité neufs si vous rejoignez une communauté de futures mamans ou si des membres de votre famille peuvent vous transmettre leur garde-robe de maternité une fois qu’ils ont terminé. Les vêtements de maternité durables sont la voie à suivre !

    N’oubliez pas de rechercher des jouets non toxiques lorsque vous achetez des articles pour la chambre de votre bébé.

    Pensez aux couches réutilisables

    Lorsque vous planifiez l’arrivée de votre bébé pendant votre grossesse, vous pouvez faire le choix écologique d’opter pour des couches réutilisables. Les couches jetables nécessitent plus de matières premières pour être produites et prennent beaucoup plus de temps à se décomposer. De plus en plus de familles choisissent donc d’utiliser des couches en tissu pour réduire leur impact sur l’environnement et s’engager sur la voie de la durabilité.

    Mais même les couches lavables peuvent avoir un impact sur l’environnement. 

    Des produits de soins pour bébés sûrs

    Même dans le monde d’aujourd’hui dit scientifiquement avancé, il n’existe pas de produits de soins pour bébés qui soient à 100 % exempts de produits chimiques non testés. Pour éviter d’utiliser des produits aussi douteux, optez pour des options naturelles et écologiques. Les produits de soins pour bébés comprennent généralement des lotions, du savon de bain, de l’huile de massage, de la poudre et du shampoing pour bébés, ainsi que des vêtements et des couches. Par exemple, vous pourrez utiliser des huiles naturelles pour le masser et l’hydrater. Pour le bain, vous n’aurez besoin que d’un savon doux et non parfumé, pas besoin de shampoing à un si jeune âge. En outre, les vêtements que vous achetez pour votre bébé doivent être exempts de polyester et non synthétiques, le mieux est donc d’opter pour du coton pur.

    Produits de soins maternels sûrs

    La grossesse est le moment où tous les membres de la famille, y compris la mère, se concentrent entièrement sur leur bébé. Elle s’efforce de trouver des produits sûrs et respectueux de l’environnement pour son bébé, mais ignore complètement ceux qu’elle utilise elle-même. Les produits de soins personnels que tout le monde utilise sont inondés de produits chimiques. Pour éviter d’utiliser des produits nocifs et polluants, évitez les produits comme les décolorants pour les cheveux et la peau, les teintures fortes et les produits de maquillage dangereux. Même si vous utilisez des médicaments pour traiter les vergetures ou des affections connexes, consultez toujours votre gynécologue. Faites également des recherches sur les ingrédients de vos produits d’hygiène personnelle pour vous ouvrir les yeux.

     

    FAQ

    Les bébés ont-ils besoin d’un environnement stable ?

    La sécurité, la stabilité et l’éducation sont trois qualités essentielles des relations et des environnements qui font la différence pour les enfants au fur et à mesure qu’ils grandissent et se développent.

     

    Comment le plastique affecte-t-il la grossesse ?

    Dans une étude menée auprès de femmes enceintes, l’exposition aux phtalates, un groupe de produits chimiques présents dans les plastiques et d’autres produits ménagers, a été associée à une élévation de la tension artérielle en fin de grossesse, ainsi qu’à des modifications à long terme de la tension artérielle.

     

    Le ménage est-il mauvais pour la grossesse ?

    En général, faire le ménage pendant la grossesse est sans danger, à condition de prendre des précautions comme éviter d’inhaler des fumées, porter des gants lorsque c’est possible et utiliser des produits de nettoyage sans danger pour la grossesse. Si vous avez un chat d’intérieur, il est primordial de déléguer le nettoyage de la litière.

     

  • Comment prendre soin de sa santé mentale pendant la grossesse

    Comment prendre soin de sa santé mentale pendant la grossesse

    La grossesse est généralement considérée comme une période de joie et de nouveaux départs. En réalité, pour beaucoup d’entre nous, la grossesse est aussi une période de stress, de bouleversements et d’incertitudes. Tant de choses changent — votre corps, votre identité, vos relations — et la grossesse s’accompagnent de craintes concernant l’argent, les emplois et les carrières. Il n’est donc pas étonnant que les femmes enceintes soient souvent confrontées à des problèmes de santé mentale. 

     

    Pourquoi il est important de prendre soin de sa santé mentale pendant la grossesse

     

    L’importance de la santé mentale pendant la grossesse ne peut être sous-estimée, car elle a un impact à la fois sur vous et sur votre bébé en pleine croissance. 

    La recherche montre que la dépression prénatale ou d’autres formes de stress prénatal sont associées à un risque accru d’insuffisance pondérale à la naissance, de naissance prématurée et de complications de la grossesse. Les experts pensent également que le stress non traité ou d’autres problèmes de santé mentale pendant la grossesse peuvent avoir un impact sur le cerveau du fœtus et potentiellement affecter son développement futur, bien que des recherches supplémentaires soient nécessaires pour s’en assurer.  

    Les mères souffrant de troubles mentaux non traités pendant la grossesse sont également plus susceptibles de développer une dépression post-partum, de l’anxiété, voire des troubles plus graves qui peuvent avoir un impact sur leur bien-être et sur leur capacité à créer des liens avec leur bébé.

     

    Signes et symptômes

     

    Les personnes qui souffrent d’une dépression et d’une anxiété accrues pendant la grossesse peuvent être en mesure de reconnaître les symptômes, surtout si elles les ont déjà éprouvés auparavant. Mais si ces sentiments sont nouveaux, ils peuvent être plus difficiles à identifier. Si vous vous sentez plus irritable que d’habitude, si vous avez des troubles du sommeil, des difficultés à vous concentrer, des changements d’appétit, une fatigue accrue ou de l’insomnie, vous devriez en parler à votre gynécologue-obstétricien ou à un autre professionnel de la santé. 

    Les symptômes des troubles de l’humeur périnataux et postnataux (THP) comprennent de graves sentiments de tristesse et de peur qui vous empêchent de fonctionner dans votre vie quotidienne. La différence entre les troubles de l’humeur pendant la grossesse et les autres types d’anxiété et de dépression pendant la grossesse réside dans le fait que ces sentiments sont extrêmes, durables et qu’ils interrompent votre capacité à prendre soin de vous-même ou d’autrui.

     

    Facteurs de risque pour les problèmes de santé mentale pendant la grossesse

     

    Tout le monde peut souffrir d’un problème de santé mentale pendant la grossesse, mais certains facteurs augmentent le risque d’en souffrir. Par exemple, certaines circonstances de la vie peuvent augmenter la probabilité. Les femmes enceintes qui ne sont pas satisfaites de leur partenaire ou qui éprouvent des sentiments contradictoires à l’égard de leur grossesse peuvent être plus enclines à développer des problèmes de santé mentale. Celles qui vivent dans des conditions stressantes, où la sécurité, le soutien financier et le soutien social ne sont pas garantis, peuvent également être sujettes à des problèmes de santé mentale tels que l’anxiété, la dépression et le stress post-traumatique. Les violences domestiques, les difficultés économiques ou les relations familiales tendues sont d’autres facteurs déclencheurs courants, 

    Les personnes ayant des antécédents de problèmes de santé mentale sont également plus susceptibles d’avoir des problèmes de santé mentale pendant la grossesse. Les personnes souffrant de troubles mentaux établis, tels que le trouble bipolaire, la dépression majeure, les troubles anxieux, les troubles obsessionnels compulsifs, les troubles de l’alimentation ou la schizophrénie, sont également très susceptibles de voir leurs symptômes exacerbés pendant la grossesse.

     

    Comment améliorer votre santé mentale pendant la grossesse ?

     

    La bonne nouvelle, c’est que la plupart des choses qui fonctionnent pour soutenir votre santé mentale en dehors de la grossesse – comme la thérapie, les soins personnels, l’activité physique et autres – fonctionnent également très bien pendant la grossesse. Vous devrez peut-être faire quelques ajustements pour tenir compte des réalités de la grossesse (par exemple, vous pourriez modifier légèrement le type d’exercice que vous faites pour vous assurer qu’il est sans danger pour vous et le bébé), mais autrement, ne vous sentez pas obligée de réinventer la roue. Voici quelques suggestions  : 

    Intégrez une activité physique dans votre journée

    Des décennies de recherche ont montré que l’exercice physique peut contribuer à réduire les symptômes de la dépression, de l’anxiété et d’autres troubles mentaux. Sortez, faites de l’exercice, mais n’en faites pas trop. Quelque chose d’aussi simple qu’une promenade de 30 minutes dans votre quartier avec une amie ou une séance de Pilates à la maison, adaptée à la grossesse, peut vraiment aider lorsqu’elle est pratiquée régulièrement. 

    Comme notre esprit et notre corps sont intimement liés, le fait de commencer par ajouter quelques minutes d’activité peut être bénéfique, surtout lorsqu’il est associé à d’autres techniques telles que des exercices de respiration et des activités d’ancrage. Consultez d’abord votre médecin pour vous assurer que vous vous entraînez en toute sécurité. 

    Appuyez-vous sur votre système de soutien

    Les êtres humains sont des créatures sociales, et il est très important pour le bien-être émotionnel de pouvoir compter sur des personnes que l’on aime et en qui l’on a confiance. Parlez de ce que vous vivez avec vos proches, demandez de l’aide à votre partenaire et faites en sorte de passer du temps avec vos amis. Si vous ne disposez pas soutien efficace — par exemple, si vous vivez loin de votre famille ou si vous n’avez pas d’amis avec lesquels vous vous sentez à l’aise — vérifiez si votre gynécologue-obstétricien propose des cours ou des groupes pour les futures mamans, afin de vous aider à trouver des ressources et de la camaraderie. 

    Les forums en ligne peuvent être utiles pour trouver du soutien. Cependant, évitez d’interagir avec des personnes ou des contenus qui font état d’attentes irréalistes en matière de parentalité, car cela pourrait contribuer à l’autocritique ou au jugement.

    Privilégiez un sommeil réparateur lorsque vous le pouvez

    Nous savons qu’il est plus difficile de bien dormir pendant la grossesse, surtout lorsque votre ventre qui grossit vous empêche de vous installer confortablement (et vous oblige à vous rendre plusieurs fois aux toilettes pendant la nuit. Mais un sommeil de qualité peut contribuer à réduire le stress, la dépression, l’anxiété et votre santé mentale en général. Cherchez ce qui vous empêche de dormir — douleurs, brûlures d’estomac, pensées ruminantes ou toute autre combinaison — et faites ce que vous pouvez pour y remédier, que ce soit en investissant dans un bon coussin de grossesse, en lisant ou en rédigeant un journal avant de vous coucher pour vous aider à vous relaxer. En vous y attelant dès maintenant, vous serez mieux préparée à faire face (et à remédier) au manque de sommeil qui accompagne la prise en charge d’un nouveau-né. 

    Prévoir des soins pour l’accouchement et le post-partum

    La grossesse s’accompagne de beaucoup d’incertitude, ce qui, selon les deux experts, peut être source de stress ou d’anxiété. Le mieux est de faire face à une partie de cette incertitude en établissant un plan de soins pour l’accouchement et le post-partum avec votre partenaire et votre prestataire de soins de santé, afin de vous donner un certain sentiment de contrôle et d’autonomie. 

    De nombreuses femmes sont tellement concentrées sur l’accouchement qu’elles oublient de se préparer pour le post-partum, mais en réfléchissant à certains facteurs, par exemple, si vous allez autoriser des visiteurs, utiliser des biberons ou préparer certains aliments à l’avance, vous pouvez atténuer l’anxiété et vous préparer à une expérience post-partum moins stressante. De plus, les connaissances qui découlent de la planification peuvent vous aider à établir des attentes et à mieux défendre vos besoins. Cela dit, il est important d’accepter que l’accouchement est un processus dynamique qui peut entraîner des changements inattendus, donc, même dans le cadre de cette préparation, il est important d’adopter une certaine souplesse. 

    Essayez le yoga, la méditation ou d’autres activités pour gérer le stress

    Les recherches montrent que les techniques de pleine conscience, comme le yoga et la méditation, peuvent aider les femmes enceintes à lutter contre l’anxiété, la dépression et le stress. Ce type d’activités vous aide à vous ancrer dans votre corps, à vous concentrer sur le moment présent et à accepter les sentiments sans les juger avant de les laisser partir. Le yoga, en particulier, est un exercice à faible impact sans danger pour les femmes enceintes (moyennant quelques ajustements et l’accord de votre gynécologue obstétricien).

    Parler à un thérapeute

    La thérapie par la parole est depuis longtemps un moyen efficace d’aider les gens à gérer leurs problèmes de santé mentale, et cela vaut également pour la grossesse. Si vous en avez les moyens et l’accès, un thérapeute peut s’avérer très utile pour parler des émotions qui surgissent pendant la grossesse, pour résoudre certains facteurs de stress et pour obtenir une validation et un soutien dans votre cheminement. 

    Demandez à votre médecin quelles sont les options de traitement si nécessaire

    Vous devriez toujours tenir votre gynécologue-obstétricien ou votre professionnel de la santé au courant de ce que vous ressentez, et être honnête lorsqu’on vous fait passer des tests de santé mentale lors de votre rendez-vous. 

    Nous savons que si la grossesse peut être une période joyeuse, les statistiques montrent qu’elle peut aussi être une période incroyablement tumultueuse. Votre médecin peut vous aider à discuter des options de traitement telles que les thérapies fondées sur des preuves, l’évaluation des médicaments considérés comme sûrs pendant la grossesse, ainsi que vous aider à mettre en place un plan pour plus de soutien et de ressources.

     

    FAQ 

    Quels sont les signes d’urgence en matière de santé mentale pendant la grossesse ?

    Bien que la plupart des problèmes de santé mentale puissent être gérés à domicile, par des changements de mode de vie et une discussion avec votre médecin, votre thérapeute et/ou votre équipe de soins de santé, il arrive que les problèmes de santé mentale pendant la grossesse deviennent des situations d’urgence.

    Si une personne pense à se faire du mal ou à faire du mal aux autres, elle doit contacter son médecin et être examinée immédiatement ou aux urgences. La psychose est rare durant la grossesse et le post-partum, mais si une personne a des idées délirantes, des hallucinations ou de graves changements de comportement, son entourage doit l’emmener aux urgences.

     

    Comment gérer mon bien-être mental pendant la grossesse ?

    Il y a beaucoup de choses que vous pouvez faire pour gérer votre santé mentale et votre bien-être pendant la grossesse. 

    – Soyez indulgents avec vous-même, et reposez-vous. 

    – Essayez de ne pas débuter de changements majeurs à ce moment-là, comme déménager ou changer d’emploi, à moins que vous n’y soyez obligée.

    – Restez physiquement active (consultez votre médecin ou votre sage-femme avant de commencer un programme d’exercices).

    – Mangez régulièrement des repas sains.

    – Passez du temps avec des personnes qui vous détendent et vous aident à vous sentir bien dans votre peau.

    – Évitez de consommer des drogues ou de l’alcool pour gérer le stress.

    – Établissez des liens avec d’autres futurs parents afin de vous soutenir mutuellement.

    – Acceptez l’aide qui vous est offerte et demandez-en si vous en avez besoin.

    Quels sont les problèmes de santé mentale que je peux rencontrer pendant la grossesse ?

    Les deux partenaires peuvent souffrir de troubles mentaux pendant la grossesse , ainsi qu’après l’accouchement. Pour certaines personnes, la grossesse peut entraîner des troubles tels que la dépression, l’anxiété et des troubles bipolaires (moins fréquent). Comme nous l’avons vu, certains facteurs peuvent augmenter le risque de développer une anxiété ou une dépression pendant la grossesse. 

     

    Sources 

    – L’institut national de santé public du Québec, “ Santé mentale et troubles mentaux en contexte périnatal ”. https://www.inspq.qc.ca/information-perinatale/fiches/sante-mentale

    – The National Library of Medicine, “ La dépression chez les femmes enceintes et chez les mères : Comment les enfants sont touchés ”. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2724172/

    – La Haute Autorité de Santé, “ Repérage, diagnostic et prise en charge des troubles psychiques périnatals”. https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2021-01/reco349__note_cadrage_rbp_troubles_psychiques_perinatals__mel.pdf

     

     

  • La sexualité pendant la grossesse : Les réponses à vos questions

    La sexualité pendant la grossesse : Les réponses à vos questions

    De la façon dont la grossesse peut modifier votre libido à la question de savoir si le sexe provoque ou non l’accouchement, voici tout ce que vous devez savoir sur les rapports sexuels pendant la grossesse.

     

    Peut-on avoir des relations sexuelles pendant la grossesse ?

    Dans la plupart des cas, oui ! Tant que votre grossesse se déroule normalement et sans complications, vous pouvez continuer à avoir des relations sexuelles jusqu’à ce que vous perdiez les eaux ou que le travail commence.

    Ne vous inquiétez pas : les rapports sexuels pendant la grossesse ne feront pas de mal à votre bébé. Votre bébé est protégé par votre utérus et une couche de muscles, et il est amorti en toute sécurité par le liquide amniotique qui l’entoure. Le bouchon de mucus à l’intérieur du col de l’utérus contribue également à la protection contre les infections.

    De nombreuses personnes trouvent que les rapports sexuels pendant la grossesse sont libérateurs, car il n’y a pas de raison de s’inquiéter de tomber enceinte. Cela dit, si vous n’êtes pas dans une relation mutuellement monogame avec un partenaire non infecté, utilisez toujours des préservatifs masculins ou féminins pour vous protéger — et protéger votre bébé — des infections sexuellement transmissibles (IST). De nombreuses IST, dont la chlamydia, la gonorrhée et la syphilis, peuvent entraîner de graves complications pendant la grossesse.

     

    Quels sont les avantages des rapports sexuels pendant la grossesse ?

    Outre le fait d’avoir des relations sexuelles pendant la grossesse pour le simple plaisir, il existe d’autres avantages possibles :

    – Rester active : Les rapports sexuels brûlent des calories, ce qui peut vous aider, vous et votre partenaire, à rester actifs et en forme.

    – De meilleurs orgasmes : L’augmentation du flux sanguin dans la zone génitale pendant la grossesse se traduit souvent par de meilleurs orgasmes.

    – Un regain de bonheur : L’orgasme libère des endorphines qui peuvent vous rendre heureuse et détendue.

    – Un lien plus étroit avec votre partenaire : Avoir une vie sexuelle saine pendant la grossesse est un bon moyen de maintenir un lien émotionnel étroit avec votre partenaire sexuel, ce qui est particulièrement important à une époque où les changements sont si nombreux.

     

    Peut-on avoir des rapports sexuels normaux pendant la grossesse ?

    Les rapports sexuels pendant la grossesse sont-ils différents ?

    La plupart des femmes disent que les rapports sexuels sont différents pendant au moins une partie de leur grossesse. 

    Certains changements physiques peuvent modifier la sensation des rapports sexuels durant dant la grossesse. L’augmentation de la circulation sanguine dans la région pelvienne peut accroître les sensations, ce qui peut augmenter votre plaisir pendant les rapports sexuels. Il se peut que vous ayez une lubrification vaginale plus naturelle, ce qui peut être un avantage, d’ailleurs l’utilisation d’un lubrifiant est sans danger, veillez simplement à acheter un lubrifiant à base d’eau.

    D’un autre côté, la sensibilité accrue de certaines zones peut être gênante, voire désagréable, lors des rapports sexuels durant la grossesse. Vous pouvez également ressentir de légères crampes ou contractions abdominales pendant ou immédiatement après les rapports sexuels ou l’orgasme, ce qui peut être inquiétant, même si cela n’est pas rare. Pendant les rapports sexuels, faites toujours savoir à votre partenaire si quelque chose vous gêne, même s’il s’agit de quelque chose que vous avez l’habitude de faire ensemble.

     

    Ma libido pendant la grossesse est très faible. Est-ce normal ?

    En ce qui concerne la libido pendant la grossesse, les expériences varient considérablement d’une personne à l’autre. Une étude a montré que la libido des femmes enceintes diminuait au cours du premier trimestre, mais augmentait à nouveau au cours du deuxième trimestre.

    En général, la sexualité est différente pour chaque femme et dépend de la façon dont vous vous sentez physiquement et émotionnellement – ce qui fluctue beaucoup pendant la grossesse.

    Il se peut que vous vous sentiez trop fatiguée, de mauvaise humeur ou trop nauséeuse pour avoir des rapports sexuels, en particulier au cours du premier trimestre. Il n’est pas rare non plus que vous vous sentiez dépassée par les changements physiques et émotionnels que vous traversez. Mais il se peut que votre libido revienne en force une fois que vous aurez atteint le deuxième trimestre, lorsque les nausées matinales et la fatigue de la grossesse s’atténuent généralement.

    Ne soyez pas surprise si votre désir s’estompe à nouveau au cours du troisième trimestre, en particulier à l’approche de la date prévue de l’accouchement. À ce stade, vous vous sentez peut-être trop grosse, trop endolorie ou trop épuisée pour ne serait-ce que penser à des rapports sexuels au cours du troisième trimestre. Vous pouvez également être préoccupée par le travail et l’accouchement à venir.

    Si vous avez envie d’être moins affectueuse physiquement que d’habitude, essayez de partager vos sentiments et de rassurer votre partenaire sur l’amour que vous lui portez. En gardant les lignes de communication ouvertes, vous vous soutiendrez l’un l’autre du mieux que vous pouvez pendant que vous traversez ces changements ensemble.

     

    Que se passe-t-il si mon partenaire n’est plus attiré par moi maintenant que je suis enceinte ?

    La plupart des partenaires trouvent leur partenaire enceinte aussi séduisante qu’avant, voire plus. Mais les inquiétudes liées à la grossesse peuvent également affecter la libido de votre partenaire. Par exemple, votre partenaire peut être anxieux à l’idée d’être parent, ce qui peut affecter sa libido.

    En outre, ils sont souvent plus réticents à avoir des rapports sexuels pendant la grossesse, car ils craignent que la pénétration ne blesse le bébé. Mais rassurez-vous, il n’y aucun risque que les rapports blessent le bébé.

    Ne sous-estimez jamais l’importance de partager simplement vos sentiments l’un avec l’autre pour vous sentir plus proches. Une communication ouverte peut désamorcer de nombreuses tensions et vous permettre de vous détendre, de vous apprécier mutuellement et de trouver des moyens d’être intimes, que vous ayez ou non des rapports sexuels.

     

    Les rapports sexuels au cours du troisième trimestre sont-ils sans danger ?

    Peut-on avoir des rapports sexuels en toute sécurité lorsque le col est dilaté ?

    En théorie, vous pouvez avoir des rapports sexuels en toute sécurité si vous êtes dilatée au cours de votre troisième trimestre et si tout se passe bien pendant votre grossesse. Votre praticien vous déconseillera toutefois d’avoir des rapports sexuels si vous êtes dilatée et que vous n’en êtes pas encore au troisième trimestre, car cela pourrait augmenter le risque d’accouchement prématuré. Cela peut se produire si votre col de l’utérus raccourcit et se dilate trop tôt, une condition appelée insuffisance cervicale ou col incompétent. L’insuffisance cervicale survient généralement entre la 16ᵉ et la 24ᵉ semaine et peut entraîner une fausse couche ou un accouchement prématuré. Votre praticien peut vous recommander un cerclage (points de suture) pour renforcer et maintenir le col de l’utérus fermé jusqu’à ce que votre bébé puisse naître en toute sécurité. Jusqu’à l’accouchement, vous devrez peut-être éviter les rapports sexuels et l’exercice physique et prendre de nombreuses pauses.

    Votre praticien peut également vous conseiller de vous abstenir d’avoir des relations sexuelles pendant deux semaines si vous avez eu des symptômes d’accouchement prématuré, même si vous ne souffrez pas d’insuffisance cervicale.

    Les praticiens peuvent varier dans leurs conseils concernant l’évitement des rapports sexuels en cas de dilatation, car il n’existe pas vraiment d’études sur le sujet. En cas de doute, consultez votre médecin. Il peut vous donner de bons conseils en fonction de votre situation particulière.

     

    Quand les rapports sexuels pendant la grossesse sont-ils déconseillés ?

    Dans certaines circonstances, il se peut que vous deviez renoncer à certaines activités ou positions, ou arrêter complètement les rapports sexuels pendant une partie ou la totalité de votre grossesse. Votre gynécologue-obstétricien ou votre sage-femme vous indiquera si vous avez – ou si vous développez — des complications qui rendent les rapports sexuels déconseillés, tels que :

    • Placenta praevia
    • Travail prématuré (ou antécédents de travail prématuré)
    • Saignements vaginaux inexpliqués ou pertes vaginales anormales
    • Insuffisance du col de l’utérus
    • Col de l’utérus dilaté avant le troisième trimestre
    • Rupture des membranes (perte des eaux)
    • Une poussée d’herpès génital (ou d’herpès buccal si vous avez des rapports sexuels oraux)
    • Autres IST (infections sexuellement transmissibles)

    Votre obstétricien ou votre sage-femme peut vous conseiller d’éviter les rapports sexuels dans d’autres situations, par exemple s’il y a des signes de risque d’accouchement prématuré. Si vous n’êtes pas sûre, demandez à votre médecin.

     

    Que se passe-t-il si j’ai des saignements ou des crampes après un rapport sexuel ?

    Des taches ou de légères crampes peuvent survenir après un rapport sexuel lorsque vous êtes enceinte, mais cela ne signifie pas toujours qu’il y a un problème. Toutefois, appelez votre gynécologue-obstétricien ou votre sage-femme si vous présentez des symptômes inhabituels pendant ou après un rapport sexuel, notamment des crampes plus que légères qui ne disparaissent pas après quelques minutes, des douleurs, des saignements ou des écoulements. 

    N’hésitez pas à contacter votre professionnel de santé si vous avez des questions ou des inquiétudes, en particulier si vous n’êtes pas sûre de devoir avoir des rapports sexuels pendant la grossesse ou si vous vous inquiétez pour la santé ou la sécurité de votre bébé.

    Et si elle/il vous dit d’arrêter les rapports sexuels, demandez-lui si cela signifie que vous devez éviter spécifiquement les rapports sexuels, ou si vous ne devez rien mettre dans votre vagin ou faire une activité qui pourrait vous amener à l’orgasme.

     

    Les rapports sexuels déclenchent-ils l’accouchement ?

    Non, les rapports sexuels ne déclenchent pas l’accouchement, surtout si votre grossesse est normale et à faible risque. La stimulation sexuelle ou l’orgasme ne peut pas déclencher le travail en fin de grossesse et ne peut pas non plus provoquer une fausse couche en début de grossesse. L’orgasme (ou la stimulation des mamelons) peut provoquer de légères contractions, mais celles-ci sont généralement temporaires et inoffensives.

    Certaines femmes enceintes, sages-femmes et gynécologues-obstétriciens pensent qu’avoir des rapports sexuels vers la fin de la grossesse peut vous donner le coup de pouce nécessaire pour déclencher l’accouchement. Bien que certaines études aient montré que les rapports sexuels à terme pouvaient réduire la nécessité de déclencher le travail, il n’existe pas de lien définitif entre les rapports sexuels et le déclenchement du travail.

    Tant que votre grossesse est saine et sans complications, vous pouvez avoir autant de rapports sexuels que vous le souhaitez, jusqu’à ce que vous perdiez les eaux. Mais ne vous attendez pas à ce que cela déclenche le travail !

     

    FAQ

    Le sexe oral pendant la grossesse est-il sans danger ?

    Dans l’ensemble, oui. Il n’y a pas de danger à donner et à recevoir des rapports sexuels oraux pendant la grossesse. Pour vous, le cunnilingus est acceptable, mais veillez à ce que votre partenaire ne souffle jamais dans votre vagin. Forcer ou souffler de l’air dans le vagin pourrait former une bulle d’air qui s’introduirait dans votre circulation sanguine (embolie). Ce phénomène se produit très rarement, mais il peut mettre votre vie ou celle de votre bébé en danger.

    Il n’est pas non plus prudent d’avoir des relations sexuelles orales pendant la grossesse si votre partenaire a une poussée active d’herpès buccal ou sent qu’il va en avoir une. Au cours du troisième trimestre, si votre partenaire a déjà eu un herpès buccal, vous ne devez pas avoir de rapports sexuels oraux, qu’il présente ou non des symptômes.

    Vous ne savez pas si votre partenaire a le VIH ou une IST. Dans ce cas, utilisez une digue dentaire (une feuille de latex que vous placez entre vos organes génitaux et la bouche de votre partenaire). Certaines données suggèrent qu’une personne peut transmettre le VIH, ainsi que des IST telles que l’herpès, la gonorrhée et le papillomavirus, par le biais de micro-abrasions ou de minuscules coupures dans la bouche.

     

    Mon partenaire peut-il carresser mes seins pendant la grossesse ?

    Vos seins changent tout au long de la grossesse et vous pouvez ressentir des picotements, de la sensibilité et une sensibilité inhabituelle au toucher, en particulier au cours du premier trimestre. La sensibilité s’estompe généralement, mais vos seins peuvent rester très sensibles. 

    En fin de grossesse, à l’approche du terme, la stimulation des mamelons peut en fait déclencher le travail. La stimulation des mamelons libère de l’ocytocine, qui peut aider à déclencher le travail en provoquant des contractions de l’utérus.

    Des recherches supplémentaires sont encore nécessaires pour déterminer s’il existe un lien définitif entre la stimulation des mamelons et le début du travail. Mais si vous avez dépassé votre date d’accouchement et que vous cherchez des moyens de déclencher naturellement le travail à la maison, parlez-en à votre médecin avant de procéder à une stimulation des mamelons. Une stimulation excessive pourrait provoquer des crampes plus fortes que nécessaire dans votre utérus, ce qui risquerait d’entraîner un stress trop important pour votre bébé.

     

  • Comment l’immunité maternelle continue à protéger bébé après sa naissance ?

    Comment l’immunité maternelle continue à protéger bébé après sa naissance ?

    Le système immunitaire de bébé est immature à sa naissance, il reste donc vulnérable aux infections1 au cours de ses premières semaines de vie. Faisons le point sur l’immunité maternelle et sur le transfert immunitaire materno-fœtal, mécanisme permettant aux mamans de protéger naturellement leur nourrisson dès la naissance contre certaines infections.

    C’est quoi le transfert immunitaire materno-fœtal ?

    Pour compenser le système immunitaire encore en développement des nourrissons, un mécanisme de défense temporaire se met en place au cours de la grossesse afin d’aider le futur nourrisson à combattre certaines infections au début de sa vie : le transfert immunitaire materno-fœtal. À partir de la 13ᵉ semaine de grossesse, avec un pic au cours du dernier trimestre, les anticorps passent de la maman à son bébé via le placenta2. La quantité d’anticorps maternels chez le bébé est la plus élevée au moment de sa naissance, puis diminue progressivement à mesure que son système immunitaire se développe3. Ces anticorps maternels contribuent ainsi à aider les nourrissons à combattre certaines infections pendant la période la plus vulnérable de leur vie4. L’immunité transmise par la maman est néanmoins incomplète5 et ne protège pas contre de nombreuses maladies infectieuses qui peuvent s’avérer dangereuses, voire mortelles pour le nourrisson6.

    Comment certains vaccins administrés pendant la grossesse permettent de protéger le nourrisson dès sa naissance ?

    La vaccination maternelle est recommandée pour certains pathogènes7. Elle augmente alors la concentration des anticorps maternels, qui sont ensuite transmis à travers le placenta au bébé. Cela permet de protéger dès la naissance les nourrissons, qui sont encore trop jeunes pour être eux-mêmes vaccinés8. Les anticorps transmis par la maman peuvent persister dans l’organisme du nourrisson jusqu’à ses 6 mois environ9. L’administration de vaccins recommandés aux femmes enceintes présente deux intérêts. Tout d’abord, elle protège la future maman des infections auxquelles elle peut être particulièrement sensible pendant la grossesse. Par ailleurs, la vaccination peut aussi être utilisée pour protéger le nourrisson des infections pendant les premières semaines de vie grâce au transfert placentaire d’anticorps10. Parlez-en à votre professionnel de santé. Les vaccins contre la coqueluche, la grippe et la Covid sont recommandés chez les femmes enceintes pour protéger le bébé, la maman ou les deux11 !

    Parlez-en à votre professionnel de santé

    Sources :

    (1) Saso A and Kampmann B (2020) Mater- nal Immunization: Nature Meets Nurture. Front. Microbiol. 11:1499. doi: 10.3389/ fmicb.2020.01499 https://www. frontiersin.org/ articles/10.3389/fmicb.2020.01499/full
    (2) Faucette A, et al. Immunization of pregnant women: Future of early infant protection. Hum Vaccin Immunother. 2015;11(11):2549-2555. doi:10.1080/21645515.2015.1070984.
    (3) Faucette A, et al. Immunization of pregnant women: Future of early infant protection. Hum Vaccin Immunother. 2015;11(11):2549-2555. doi:10.1080/21645515.2015.1070984
    (4) Saso A and Kampmann B (2020) Maternal Immunization: Nature Meets Nurture. Front. Micro- biol. 11:1499. doi: 10.3389/fmicb.2020.01499 https://www.frontiersin.org/articles/10.3389/fmicb.2020.01499/full
    (5) POURQUOI VACCINER SI TÔT APRÈS LA NAISSANCE ? https://vaccination-info-service.fr/Questions-frequentes/Questions-generales-sur-la-vaccination/Benefices-de-la-vaccination/Pourquoi-vacciner-si-tot-apres-lanaissance
    (6) Vojtek I, et al. Maternal immunization: where are we now and how to move forward?, Ann Med. 2018;50(3):193-208. doi:10.1080/078 53890.2017.1421320. 
    (7) Maternal vaccine knowledge in low and middle income countries and why it matters https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC6422451/
    (8) Vojtek I, et al. Maternal immunization: where are we now and how to move forward?, Ann Med. 2018;50(3):193-208. doi:10.1080/078 53890.2017.1421320.
    (9) Faucette A, et al. Immunization of pregnant women: Future of early infant protection. Hum Vaccin Immunother. 2015;11(11):2549-2555. doi:10.1080/21645515.2015.1070984
    (10) Maternal vaccination: a review of current evidence and recommendations https://www. ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC8582099/pdf/main.pdf
    (11) Maternal vaccine knowledge in low and middle income countries and why it matters https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC6422451/

    PP-UNP-FRA-2061
    COMMUNIQUÉ PAR L’ENTREPRISE DE SANTÉ PFIZER

  • L’énorme avantage d’une mutuelle santé à la naissance d’un enfant

    L’énorme avantage d’une mutuelle santé à la naissance d’un enfant

    La naissance d’un enfant marque un tournant majeur dans la vie d’une famille, s’accompagnant de nouvelles responsabilités financières. Assurer la santé du nouveau-né devient une priorité, d’où la nécessité d’opter pour une mutuelle santé adaptée. Cette décision prend tout son sens lorsqu’on considère les avantages associés, tels que la prime à la naissance.

    Les différentes primes de naissance : qui les offre et pourquoi ?

    En préparant l’arrivée d’un enfant, nombreux sont les parents qui se demandent quelles primes sont disponibles et par qui elles sont offertes.

    • Prime de la CAF : la Caisse d’Allocations Familiales soutient les familles en offrant une prime, calculée selon les revenus du foyer. Une aide bienvenue face aux dépenses liées à la naissance.
    • Prime de l’employeur : certains employeurs valorisent la naissance chez leurs salariés avec des primes. Cette démarche, bien qu’appréciable, n’est toutefois pas universelle et varie d’une entreprise à l’autre.
    • Prime des mutuelles santé : dans un marché concurrentiel, de nombreuses mutuelles offrent des primes de naissance, affirmant ainsi leur soutien aux nouveaux parents. Une aide financière qui arrive à point nommé.

    Pour une vision plus claire, consultez la liste des primes à la naissance.

    La procédure pour obtenir une prime de naissance de la mutuelle

    La prime est un avantage, mais comment s’assurer de la recevoir ? Voici quelques éléments de réponse.

    Les étapes pour en bénéficier

    Après la naissance de votre enfant, il est essentiel d’ajouter celui-ci à votre contrat de mutuelle. Cela nécessite généralement la soumission d’une copie de l’acte de naissance ou du livret de famille à votre assureur.

    Délais et modalités de versement

    Une fois les documents requis soumis, la mutuelle s’engage à verser la prime de naissance, souvent dans un délai de deux mois. Cette somme contribue donc à apaiser les dépenses supplémentaires.

    Chaque mutuelle a sa réglementation. Certaines aident spécifiquement la mère, d’autres le parent qui détient le contrat. Et quelques-unes permettent un double bénéfice pour les deux parents, sans conditions.

    Des montants de primes différents selon les mutuelles

    Toutes les mutuelles ne sont pas égales. Le montant des primes varie, il peut être utile de consulter un classement des mutuelles pour faire un choix éclairé.

    Par exemple, sur MutuelleSante.fr, vous pouvez accéder à une prime de 600 € tandis que Groupama ou la MAIF en proposent une de 200 €. Mais la prime ne fait pas tout !

    Chaque mutuelle propose un ensemble de garanties qui définissent les remboursements en cas de soins, d’hospitalisation ou d’autres événements liés à la santé. Ces prises en charge assurent la protection financière des assurés face aux dépenses de santé.

    L’importance d’une couverture optimale lors de l’accouchement

    L’accouchement engendre son lot de dépense. La Sécurité sociale couvre une partie des dépenses avec un tarif conventionnel de 313,50 € pour un accouchement. Mais ce montant ne reflète pas toujours la réalité, car il peut y avoir des dépassements d’honoraires ou des frais additionnels, comme une chambre individuelle.

    C’est là qu’une mutuelle de qualité prend toute son importance. Elle vient combler ce fossé financier entre la prise en charge de la Sécurité sociale et les frais réels, offrant une protection essentielle durant cette période délicate.

    Les bénéfices supplémentaires des mutuelles pour les nouveaux parents

    Avec l’arrivée d’un nouveau-né, les besoins et les préoccupations des parents évoluent. Afin de répondre à ces nouveaux défis, de nombreuses mutuelles adaptent leurs offres pour mieux soutenir les familles. Voici quelques exemples :

    • Remboursement des consultations : avec l’arrivée d’un enfant, les visites médicales pour le bébé et la mère augmentent. La couverture renforcée proposée par les mutuelles permet de faire face aux éventuels dépassements d’honoraires.
    • Services d’assistance à domicile : certaines mutuelles proposent des services d’assistance à domicile après la naissance, comme l’aide-ménagère, pour aider les parents pendant la période d’adaptation avec le nouveau-né.
    • Ateliers et formations : quelques complémentaires proposent des ateliers sur les soins aux bébés, l’allaitement, et d’autres sujets pertinents pour les nouveaux parents.Téléconsultations : avec l’augmentation de la télémédecine, certaines assurances santé offrent des services de téléconsultation, ce qui est particulièrement utile pour les parents qui ont du mal à se déplacer avec un nouveau-né.
    • Réductions ou avantages partenaires : certaines mutuelles ont des partenariats avec des marques de puériculture ou des services dédiés aux bébés et peuvent offrir des réductions ou des avantages exclusifs à leurs membres.

    L’arrivée d’un enfant est une étape majeure dans la vie d’une famille. Il est donc essentiel d’avoir une mutuelle adaptée à cette nouvelle situation. Si vous êtes incertain de votre choix, n’hésitez pas à consulter un conseiller ou un courtier spécialisé. Ils sauront vous guider vers le contrat le plus adapté à vos besoins.

  • Les remèdes naturels pour apaiser le stress pendant la grossesse

    Les remèdes naturels pour apaiser le stress pendant la grossesse

    La période de la grossesse, bien que remplie d’anticipation et d’excitation, peut également être marquée par des niveaux accrus de stress et d’anxiété. Alors que la santé de la mère et du futur bébé est primordiale, de nombreuses femmes recherchent des moyens naturels pour apaiser leur esprit et soulager le stress. Parmi les options qui sont fréquemment discutées sur les réseaux sociaux, on trouve le Cannabidiol (CBD) connu pour ses propriétés potentielles à calmer l’esprit et à favoriser la relaxation. Est-ce que pour autant on peut l’inclure dans la liste des remèdes naturels qui pourraient aider les femmes enceintes à gérer le stress et à profiter pleinement de leur grossesse ?

    Quelques techniques pour gérer le stress naturellement pendant la grossesse

    • La Méditation et la Respiration profonde : La méditation et les techniques de respiration profonde sont des méthodes éprouvées pour calmer le système nerveux et réduire le stress. En consacrant quelques minutes chaque jour à ces pratiques, les femmes enceintes peuvent apporter un soulagement immédiat et favoriser un état de relaxation.
    • Les sports doux : L’exercice modéré est bénéfique pour la santé mentale et physique pendant la grossesse. La marche, le yoga prénatal et la natation sont d’excellentes options pour réduire le stress tout en maintenant un corps sain.
    • L’aromathérapie : Les huiles essentielles comme la lavande, la camomille et l’encens peuvent avoir un effet apaisant sur le corps et l’esprit. En utilisant ces huiles dans un diffuseur ou en les ajoutant à un bain chaud, les femmes enceintes peuvent créer un environnement relaxant.
    • La communication : Partager ses préoccupations avec des amis, la famille ou un professionnel de la santé peut soulager le poids du stress. Recevoir un soutien émotionnel peut aider à réduire l’anxiété et à renforcer le sentiment de bien-être.

    Et le CBD pendant la grossesse ?

    Le CBD, extrait de la plante de cannabis, suscite de plus en plus d’intérêt en tant qu’option naturelle pour soulager le stress. De nombreux sites de CBD le commercialisent sans mention particulière. Cependant, son utilisation pendant la grossesse, c’est catégoriquement non (comme l’alcool et le tabac), car cela soulève des questions en raison du manque de recherches approfondies sur ses effets sur le fœtus en développement. Les experts recommandent donc la prudence et déconseillent formellement d’utiliser des produits au CBD pendant la grossesse.

    Malgré la popularité croissante du CBD en tant que remède naturel, il existe actuellement peu de recherches sur ses effets pendant la grossesse. Ce qui est sûr, c’est que le placenta ne forme pas une barrière imperméable au CBD, ce qui signifie que le composé peut potentiellement atteindre le fœtus. Les études animales suggèrent que le CBD pourrait avoir des effets sur le développement du cerveau et du système nerveux chez les fœtus. De plus, le CBD peut également passer dans le lait maternel, ce qui soulève des inquiétudes quant à son impact sur le nourrisson allaité. Les études disponibles sont limitées et souvent menées sur des animaux ou des cultures cellulaires, ce qui rend difficile l’extrapolation directe à l’impact sur les femmes enceintes.

    • Effets sur le développement fœtal : Des études animales ont suggéré que l’exposition au CBD pendant la gestation pourrait avoir des conséquences sur le développement cérébral du fœtus. Des altérations potentielles dans la structure et la fonction cérébrales pourraient entraîner des problèmes comportementaux et cognitifs plus tard dans la vie.
    • Risques pour la santé maternelle : Certaines recherches ont également soulevé des préoccupations concernant les effets potentiels du CBD sur la santé maternelle. Il a été suggéré que le CBD pourrait interagir avec certaines enzymes hépatiques responsables de la dégradation des médicaments, ce qui pourrait influencer l’efficacité d’autres médicaments administrés pendant la grossesse.
    • Effets sur le système endocannabinoïde du fœtus : Le système endocannabinoïde joue un rôle crucial dans le développement précoce et la croissance du fœtus. L’interférence avec ce système pendant cette période délicate pourrait potentiellement perturber des processus vitaux tels que la formation des organes et la régulation du métabolisme.

    Demander conseil à son médecin : une évidence

    Avant de décider d’utiliser tout remède naturel, y compris le CBD, pendant la grossesse, il est crucial de ne pas faire des choix hasardeux. Les femmes enceintes doivent consulter leur médecin traitant pour discuter de leurs besoins individuels, de leur historique médical et des options disponibles. En fin de compte, le stress pendant la grossesse peut être géré avec une combinaison de méthodes naturelles, allant de la méditation à l’exercice et à l’aromathérapie. Bien que le CBD puisse sembler être une option séduisante, il est essentiel de se fier aux avis médicaux (et pas ceux des réseaux sociaux) et de faire preuve de prudence en raison du manque de preuves solides sur son utilisation pendant la grossesse. Le bien-être de la mère et du bébé reste toujours la priorité absolue.

     

    SOURCES :

    https://www.drogues.gouv.fr/lessentiel-sur-alcool-tabac-cannabis-et-grossesse

    FDA: “What You Should Know About Using Cannabis, Including CBD, When Pregnant or Breastfeeding,” “FDA Approves First Drug Comprised of an Active Ingredient Derived from Marijuana to Treat Rare, Severe Forms of Epilepsy.”

    American College of Obstetricians and Gynecologists: “Marijuana and Pregnancy.”

     

    Pour en savoir plus sur le CBD

    Le Cannabidiol, plus connu sous le nom de CBD, a rapidement gagné en popularité ces dernières années grâce à ses nombreux bienfaits supposés. Issu de la plante de cannabis, le CBD ne produit pas d’effets psychotropes comme son cousin le THC, ce qui le rend intéressant pour ceux qui recherchent les avantages thérapeutiques sans les effets secondaires indésirables. Voici les bienfaits généraux supposés du CBD et les différentes modes de consommation.

    Gestion de l’Anxiété et du Stress : Le CBD est largement reconnu pour son potentiel à réduire l’anxiété et le stress. Il agit en modulant les récepteurs du cerveau responsables de la régulation de l’humeur et des émotions, ce qui peut aider à apaiser les symptômes liés à l’anxiété.

    Soulagement de la Douleur : Le CBD possède des propriétés anti-inflammatoires et analgésiques qui en font une option naturelle pour atténuer la douleur chronique, les maux de tête et d’autres types de douleurs corporelles.
    Amélioration du Sommeil : De nombreuses personnes rapportent une amélioration de la qualité de leur sommeil après avoir consommé du CBD. En aidant à réduire l’anxiété et à détendre le corps, le CBD peut favoriser un sommeil plus réparateur.

    Soutien à la Santé Mentale : Outre son impact sur l’anxiété, le CBD pourrait également jouer un rôle dans la gestion de la dépression, bien que les recherches soient encore en cours pour mieux comprendre cette relation.

    Traitement des Troubles Neurologiques : Des études préliminaires suggèrent que le CBD pourrait être bénéfique pour les personnes atteintes de troubles neurologiques tels que l’épilepsie et la maladie de Parkinson. Une forme de médicament à base de CBD, l’Epidiolex, a été approuvée par la FDA pour le traitement de certaines formes d’épilepsie.

    Les modes de Consommation du CBD

    Huiles et Teintures : Les huiles de CBD sont parmi les formes les plus populaires de consommation. Elles sont prises par voie sublinguale, ce qui permet au CBD d’être rapidement absorbé dans la circulation sanguine.
    Gélules et Comprimés : Les gélules de CBD offrent une méthode de dosage précise et pratique. Elles sont idéales pour ceux qui préfèrent une option sans goût distinct.
    Vaporisation : La vaporisation du CBD implique le chauffage du produit à une température où il se transforme en vapeur. Cette méthode permet une absorption rapide par les poumons.
    Produits Topiques : Les crèmes, lotions et baumes au CBD sont conçus pour être appliqués directement sur la peau. Ils sont souvent utilisés pour cibler des zones spécifiques de douleur ou d’inflammation.